C’est pour t’avoir vue
Friday, 2 December 2005 | 22:47
C’est pour t’avoir vue
penchée à la fenêtre ultime,
que j’ai compris, que j’ai bu
tout mon abîme.
En me montrant tes bras
tendus vers la nuit,
tu as fait que, depuis,
ce qui en moi te quitta,
me quitte, me fuit…
Ton geste, fut-il la preuve
d’un adieu si grand,
qu’il me changea en vent,
qu’il me versa dans le fleuve?
Rainer Maria Rilke








Superbe comme d’habitude avec Rainer. Merci, merci, Larissa.