Chanson française: 11ème partie
Thursday, 3 May 2007 | 3:36
“En attendant”
So long, farewell, auf Wiedersehen, good night
I hate to go and leave this pretty sight…
J’ai eu un sommeil sans regrets, une nuit reposante. Ce matin, je n’ai pas envie de me lever immédiatement; au lieu de cela, je me mets à lire. Je vois la soleil à travers les volets; j’entends les rires des enfants dans la rue. Il fait beau. Quelle heure est-il? Pendant ma première semaine ici, j’ai dormi dans quatre chambres différents; aucune avait une horloge! Donc chaque matin je me sentais un peu perdue. Dans l’étagère à livres qui se trouve au bout de mon lit, j’ai trouvé La part manquante, de Christian Bobin. I snuggle under the covers again to reread this lovely book, paying special attention to the section entitled la voix, la neige (it being my favourite part).
The doorway leading to the moonbeam is blocked; I quietly make my way down the narrow staircase, taking care not to slip in my fuzzy socks. I see the remnants of the previous evening: the teacups and teapot, the breadcrumbs, the books pulled from the downstairs bookshelf. I sit on the floor, in the doorway of the downstairs bedroom, crossing my legs and tucking my feet under my body. I lean back against the wall, and eat my orange in silence. L’appartement est tranquille. Je vois l’horloge: il n’est que 8h30! Ma valise est en désordre; je commence à ranger mes choses. Je prends mon temps, car il est tellement tôt… Quelques heures plus tard, mes bagages sont préparés, ma chambre est rangé, et je suis présentable. A quick chat with my travel companion reveals that she isn’t feeling well, and we decide to go our separate ways this morning. I immediately take to the streets of Cannes. I do what I’ve been doing best on this trip: I walk. I wander the streets, dodging lost tourists and wayward scooters. I weave in and out of the sidewalk displays of shoes, postcards, and fish. I duck in to small shops, and play “guess my size” in some boutiques when I realise that I’m utterly ignorant of the conversion between Canadian and French clothing sizes. Les rues semblent vide, puisque les cravates ont quitté Cannes hier soir. Je marche partout. À un moment, un couple me demande où se trouve une rue (je ne me souviens plus laquelle); c’était évident qu’ils étaient des touristes. I am a tourist too – but for a moment, I don’t feel like one. I have to return to the apartment to change my boots, due to another broken heel. I’m on to my third (and last) pair of shoes; I make a mental note to find a cobbler as soon as possible when I get back to Paris. Le rayon de lune et moi se réunissent dans la rue; on achètent des quiches avant de précipiter à l’appartement pour ramasser mes bagages.
The 15-minute walk from the apartment to the train convinces me that France would definitely be difficult to navigate from a wheelchair; by the time I arrived at the station I had worked up a sweat just trying to wheel my suitcase down the sidewalk. High curbs and staircases dotted the walkways, forcing me to use the street instead, sometimes having to squeeze myself between cars and the curb, dragging my suitcase behind me. Add to that the bright sunshine and warm Mediterranean air, and I got quite a workout. But it was certainly a nicer setting than a gym! Pendant qu’on attend le train, la tristesse monte en moi. Je n’aime pas les adieux… Le train arrive. Bisous pour le rayon de lune le plus brillant du ciel. Je monte l’escalier; il y a un tas de gens à la porte du train. Je comprends vite pourquoi: l’impossibilité de ranger ses valises sur l’étagère! Il n’y avait qu’une place pour ma valise – sur l’étagère la plus haut! Pour moi, une petite canadienne avec une valise assez lourde, c’est impossible. Est-ce qu’il y a un gentleman ou une dame sympathique pour m’aider? Absolumment pas. So I struggle alone with my suitcase, cursing the extra clothes I had brought along because I was unsure of the weather, all under the impatient glares of the other passengers. Finally, a kind man approached and moved his bag from the bottom shelf to the top shelf, leaving an empty space for me at knee-level – that, I could manage. I attempt to regain my composure, and steel myself to my seat. Everything is quiet around me; this car is mostly empty, and most people seem to be travelling alone. Those who are chatting do so in hushed tones. I breathe a sigh of relief.
J’ai déjà des larmes aux yeux. Je vous ai dit que je n’aime pas les adieux… Je suis perdue dans mes pensées, dans mes souvenirs de ces derniers jours, quand l’homme à côté de moi me tape sur l’épaule, et me montre la fenêtre du doigt; la madame de la lune est à ma fenêtre, en souriant et en faisant des gestes. Le train quitte la gare lentement, et on s’éloigne de ma chère amie avec le grand sourire, qui est toujours sur le quai…








un si grandiose spectacle et personne qui repond, ca alors! Je suis tres vexee.
Bise rapide, je suis crevee apres toute une longue journee dans New York. Visite au Moma au jourd’hui.Passionant.
@+ tutti
Bisous
Ah merci! Oui, c’est tranquille par ici ces derniers jours; aussi incroyable que ça puisse paraître, je pense que les gens ont des meilleures choses à faire de laisser des mots sages sur le blog d’une cynique canadienne! (C’est étonnant, je sais!)
Comme disait le maussade Eeyore: “Thanks for noticin’ me.” (Connais-tu la version Disney des histoires de Winnie The Pooh?)
Quel magnifique feu d’artifice ! ( bien qu’aujourd’hui je n’aie pas le coeur à ça
)
C’est toujours avec plaisir que je lis tes chroniques de voyage
Bises à toi et à Moonbeam
Coucou Loïcia
Je comprends que pour beaucoup (une demie de la population!) ce n’est pas l’heure de fêter en France après le résultat de dimanche! Mais je ne pouvais pas m’empêcher de mettre cette petite vidéo, que j’ai prise à Cannes le soir de notre arrivée. Comme Miss Moonbeam a dit, les feux d’artifice étaient là pour nous!