Chanson française: 7ème partie
Saturday, 7 April 2007 | 8:16
“Au détour de la rue étroite”
Si vous voulez être connu sans connaître, vivez dans un village; si vous voulez connaître sans être connu, vivez à la ville. (Charles Caleb Colton)
Je me lève tard. Je me mets debout et je me rends compte que j’ai bien dormi, et que je ne commence pas la journée fatiguée. J’ouvre la fenêtre; j’entends rien que le vent dans l’herbe. Il fait beau.
Je m’habille pour la journée et descends l’escalier. Le rayon de lune est dans la cuisine, toujours en pyjamas. L’heure m’étonne: il est presque midi! On prend une infusion, on discute, on mange un peu: c’est un après-midi très détendue. Ça me fait du bien.
I understand that today is to be a day to appreciate the countryside, and the slower pace of life in Provence. In the late afternoon, I am transported via a moonbeam to the old site of the village of Le Beausset, which sits at the top of a hill, at the end of a narrow, winding road. We wander the grounds of the old church, with its sun dial and its path of shrines, climbing to the lookout point where the entire valley lay at our feet. Acres of vineyards and fields stretch out before us. It’s a sunny day; there is a hazy blue sky above, and endless green foothills below, dotted with homes (each with the orange rooftop so common in this region). We enter the church and peruse the centuries-old offerings made by successive generations of villagers. Although I’m not religious, I feel a special affinity for churches – so full of history and art and music, I’m generally fascinated by them. This one is no exception: the heavy stones, the stained glass windows, the beautiful sculptures all contained in a small, simple space consisting of only a few rows of plain wooden pews. While we were there, the sun streamed in through the stained glass windows, but I could imagine the beauty of the place at night, lit by candles.
Nous faisons un tour dans les rues de Le Castellet, un village médiéval, et j’ai tombée sous la charme de ses rues labyrinthiques et ses artistes excentriques. Grâce à ma guide, j’ai rencontré deux hommes de talent, l’illustrateur imaginatif Christian Pieroni, et le charmant poète et graveur Gérard Pons. Lors de la découverte qu’un “café philo” a été organisé pour le soir, le plan de notre soirée a changé: nous nous sommes précipités à la maison pour chercher des chemises pour combattre l’air frais du soir, et nous nous sommes retournés à le village quelques minutes tard pour la discution. C’était mon premier café philo, et tandis que je trouvais le sujet de la discution un peu austère, le concept est intrigant: des étrangers qui se rassemble pour discuter des questions existentiels et les “affaires du coeur” pour aucune raison autre que de partager des avis et de gagner un peu de perspicacité – il y a un certain charme, même pour une cynique qui ne parle pas trop! (Et ce soir-ci, il y avait même une petite drame: un polémique, car il y avait un détracteur dans la foule qui n’a pas hésité d’insulter l’invité et de lancer des critiques sur le concept d’un café philo…) Bref, c’était une soirée stimulante.
Notre journée a terminée avec un long dîner dans un restaurant du village, avec la plupart des participants du café philo. Une fois rentré chez le rayon de lune, j’étais épuisée. Peut-être c’était à cause des activités de la journée, peut-être c’était à cause de l’air frais: mais j’ai tombée dans mon lit, et j’ai bien dormi pendant toute la nuit.








Bonsoir
Ravie que tu continues cette chronique de ton séjour en France .
) et j’ai eu l’occasion d’y rencontrer par deux fois G. Pons un homme trés convivial qui a un excellent Vin d’Oranges ! de trés belles gravures et des petits recueils de poèsies qui m’ont fait rêver !
Et tu parles si bien d’une région qui me tient beaucoup à coeur .
Le Castellet est un village vraiment charmant ( quand il n’y a pas trop de touristes
Merci pour ce qui me rappelle ces rencontres
Bises
Normal que je sois en pyjama à midi,tu sais bien que c’est l’aube chez moi;-) C’est sympa d’apprendre que tu as bien dormi dans notre “campagne” malgré la polémique au “café philo”. Sûr que le sujet était austère “la matière” mais bien analysé, j’ai trouvé. Mercredi prochain c’est “Le Temps”. Tu viens?
avec l’aide d’un Moonbeam?
Gérard sera ravi de vos bonnes opinions. Je ne manquerai pas de lui en faire part.
“Un matin de pluie
la mer est à la proue
la main hésite à capturer le flot
ajouter à la vague une touche de bleu
étrange pardoxe pour une prière de survie
Un soir de moins.
Les nuages asssurent la pérennité du ciel
Ne passe que le temps, aussitôt recrée
Comme voile de brume aux rives du passé.
“Tout est donné au présent”
GérardPons in “La saison des lendemains” 2007
Pour ceux qui s’intéressent à Chritian Peroni, il a illustré de nombreux livres ,spécialement pour les enfants dont
celui-çi
Jean-Hugues MALINEAU
Trente haiku rouges ou bleus
Illustrations de Christian PIERONI
“Matin d’avril
parmi les chants d’oiseaux
un papillon prend son temps” Ed. Pluie d’étoiles
” I could imagine the beauty of the place at night, lit by candles.” Quite right. Make sure you come back some Christmas Eve. AND we share “les treize dessert” around an open air bonefire after the celebration.
Je trouve la fin de ta narration très “matter of fact” après tout l’ésotérisme auquel tu as été confrontée ce soir-là.
Loïcia: Gérard est un cachottier, à moi il m’offre que le café et les poèmes, attends que je lui en parle !mdr
Nous avons fait des séances de rêves éveillés à la Vallée des Merveilles en 95, je te laisse imaginer comme les glyphes l’avaient inspiré.
A tous, très joyeuses Pâques. Souvenez-vous
“Christos Anesty , alithos anesty”
Merci de vos commentaires!
Loïcia, je ne connais pas le vin de Monsieur Pons! Mais j’étais enchantée par ses textes (il a récité quelques vers) et ses histoires. J’aurai dû acheter un de ses recueils de poèmes!
Moonbeam, je te remercie pour m’avoir fait découvrir ces artistes imaginatifs! Cette journée était une très bonne introduction à le Provence.