Beautiful Cynicism III

Someday, emerging at last from the violent insight
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Imaginez…

Saturday, 18 February 2006 | 5:54


Photo: creekhouseresort.com

Une soirée d’hiver. Le soleil se couche.
Je ressens le vent froid qui souffle sans arrêt; il pique mes yeux. Mes pieds nus fondent la neige avec chaque pas, laissant des petits trous où j’ai marchée. Sous la neige mes pieds trouvent le sable, gelé et ferme. La neige est sêche, poudrée. Les flocons s’envolent sur le vent; ils encerclent mes chevilles, mes jambes, mes hanches. Le vent froid tire mes cheveux et arrache des larmes de mes yeux.
La lune s’élève lentement dans le ciel.

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À une amie

Friday, 17 February 2006 | 6:31


« Qui rit, guérit. »



Proverbe français

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Le retour de l’hiver

Thursday, 16 February 2006 | 18:09

Aujourd’hui on est à -38C: aïe aïe aïe! Envoyez-moi vos pensées les plus chaleureuses…

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St. Valentin (II)

Tuesday, 14 February 2006 | 22:09


They were everywhere: men in varying stages of adulthood, wandering through the shops, that familiar glazed look in their eyes, vainly searching for a last-minute Valentine’s Day gift for the important women in their lives. Several were visibly of an age where they really ought to have known better than to wait until 2:00 in the afternoon to start searching for that “special something”. Under many arms could be found the telltale elongated triangular packaging of a bouquet of flowers; others carried small parcels hidden under explosions of red ribbons and bows, looks of quiet triumph on their faces. What is it about Valentine’s Day? I suppose it’s nice to set aside one day of the year when Love can be front and center; we have national holidays celebrating foreign monarchs, religious festivities, and long-dead politicians: why not Love? Why not indeed.


I’ve never been a fan of Valentine’s Day, nor of the imagery that surrounds it. It’s so clichéd! The red ribbons and pink bows and white lace; the heart-shaped boxes of chocolates, the steak dinner at a fancy restaurant; the gold chains and diamond earrings. Have we really reached the state where we need all of these things to express our love to one another? Do we need a calendar to tell us when to express our love to one another?


There is certainly nothing wrong with celebrating Love. It is a precious, sacred thing; it can inspire us, and it can destroy us; it is both soothing and upsetting, stable and unpredictable; it gives birth to pure joy and delivers us to the heights of ecstasy, yet also conjures up extreme sadness and depression. It is a universally important feeling, and we should stop to celebrate it. But why wait for February 14th? I admit that I do celebrate Valentine’s Day, albeit in my own way; but however you choose to express your love, do it, and not just because it’s Valentine’s Day. Pick flowers and eat chocolate every day that you can. Sleep on satin sheets, go dancing, dress up anytime you like. Profess your love to your partner, your friends, your family, and all those who are dear to you whenever it occurs to you. Share a smile, a laugh, a hug, a kiss whenever the spirit moves you.


So celebrate your love on Valentine’s Day – and every day.

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St. Valentin (I)

Tuesday, 14 February 2006 | 19:56

« Quand nous aimons, nous sommes l’univers et l’univers vit en nous. »

Octave Pirmez

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Double Indemnity (1944)

Monday, 13 February 2006 | 23:26

“How could I have known that murder could sometimes smell like honeysuckle?”

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Mots sages

Monday, 13 February 2006 | 17:46

Je marche éternellement sur ces rivages, entre le sable et l’écume. Le flux de la marée effacera l’empreinte de mes pas, et le vent emportera l’écume. Mais la mer et le rivage demeureront éternellement.

Ils me disent dans leur éveil: « Toi et le monde dans lequel tu vis n’êtes qu’un grain de sable sur le rivage infini d’une mer infinie. » Et dans mon rêve je leur réponds: « Je suis la mer infinie, et tous les mondes ne sont que des grains de sable sur mon rivage. »

Le Sphinx ne parla qu’une seule fois et dit: « Un grain de sable est un désert, et un désert est un grain de sable; à présent, taisons-nous à nouveau. » J’entendis le Sphinx, mais ne le compris pas.

Une perle est un temple bâti par la douleur autour d’un grain de sable. Quelle nostalgie bâtit nos corps et autour de quels grains?

Le souvenir est une forme de rencontre.

L’oubli est une forme de liberté.

On ne peut atteindre l’aube, sinon par le sentier de la nuit.

Si l’hiver disait: « Le printemps est en mon coeur », qui le croirait?

Chaque graine est une aspiration.

Je veux marcher avec tous ceux qui marchent. Je ne veux pas rester immobile pour regarder passer la procession.

Si je devais choisir entre le pouvoir d’écrire un poème et l’extase d’un poème non écrit, je choisirai l’extase. C’est une poésie meilleure.

La poésie n’est pas une opinion qu’on exprime. C’est une chanson qui s’élève d’une blessure saignante ou d’une bouche souriante.

Un poète est un roi détrôné assis parmi les cendres de son palais avec lesquelles il tente de façonner une image.

Si vous chantez la beauté bien que seul au coeur du désert, vous aurez un public.

La pensée est toujours la pierre d’achoppement de la poésie.

On dit que le rossignol se perce la poitrine avec une épine quand il chante son chant d’Amour. Il en est ainsi de nous. Comment chanterions-nous autrement?

Le génie n’est que le chant d’un rossignol au début d’un long printemps.

Le chant qui est silencieux dans le coeur de la mère chante sur les lèvres de son enfant.

Nous ne vivons que pour découvrir la beauté. Tout le reste n’est qu’une forme d’attente.

L’Amour et le doute ne se parlent jamais.

L’Amour est un mot de lumière, écrit par une main de lumière, sur une page de lumière.

Vous êtes vraiment indulgent quand vous pardonnez à des meurtriers qui n’ont jamais répandu le sang, à des voleurs qui n’ont jamais volé, et à des menteurs qui n’ont jamais menti.

Que dirai-je du poursuiveur qui joue le rôle du poursuivi?

Je préfère être le dernier des hommes avec des rêves et le désir de les réaliser, plutôt que le plus éminent sans rêve ni désir.

-Khalil Gibran, Le sable et l’écume (extrait)

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Never alone

Monday, 13 February 2006 | 3:45


Tout homme a ses douleurs. Mais aux yeux de ses frères
Chacun d’un front serein déguise ses misères.
Chacun ne plaint que soi. Chacun dans son ennui
Envie un autre humain qui se plaint comme lui.
Nul des autres mortels ne mesure les peines,
Qu’ils savent tous cacher comme il cache les siennes;
Et chacun, l’oeil en pleurs, en son coeur douloureux
Se dit: “Excepté moi, tout le monde est heureux.”
Ils sont tous malheureux. Leur prière importune
Crie et demande au ciel de changer leur fortune.
Ils changent; et bientôt, versant de nouveaux pleurs,
Ils trouvent qu’ils n’ont fait que changer de malheurs.


André Chénier, de Elegies

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Mon âme

Monday, 13 February 2006 | 1:49


Mon âme a la candeur d’une chose étiolée,
D’une neige de février…
Ah! retournons au seuil de l’Enfance en allée,
Viens-t-en prier…

Ma chère, joins tes doigts et pleure et rêve et prie,
Comme tu faisais autrefois
Lorsqu’en ma chambre, aux soirs, vers la Vierge fleurie
Montait ta voix.

Ah! la fatalité d’être une âme candide
En ce monde menteur, flétri, blasé, pervers,
D’avoir une âme ainsi qu’une neige aux hivers
Que jamais ne souilla la volupté sordide!

D’avoir l’âme pareille à de la mousseline
Que manie une soeur novice de couvent,
Ou comme un luth empli des musiques du vent
Qui chante et qui frémit le soir sur la colline!

D’avoir une âme douce et mystiquement tendre,
Et cependant, toujours, de tous les maux souffrir,
Dans le regret de vivre et l’effroi de mourir,
Et d’espérer, de croire… et de toujours attendre!


Emile Nelligan


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The myth of the seven sisters

Sunday, 12 February 2006 | 7:12


Photo: The Dance of the Pleiades, Elihu Vedder; engraved by F. E. Fillebrown

Pleiades is my favourite constellation; I look for it in the sky whenever I’m out at night in the winter months. It resembles a tiny dipper (Ursa Major or Minor), and can be found above and off to the side of Orion.

The legend of the Seven Sisters:
The Pleiad(e)s were the seven daughters of Atlas and Pleione, and half-sisters of the Hyades, whose mother was Æthra (‘bright sky’). They were perhaps also half-sisters of the Hesperides, who were daughters of either Night alone, or Atlas and Hesperis (‘evening’), or Ceto and Phorcys. Both Pleione and Æthra were Oceanids, daughters of Oceanus and Tethys, the titans who ruled the outer seas before being replaced by Poseidon. Atlas (‘he who dares’ or `suffers’), another titan, led their war against the gods, and was afterward condemned by Zeus to hold up the heavens on his shoulders. The Pleiades were also nymphs in the train of Artemis, and together with the seven Hyades (‘rainmakers’ or ‘piglets’; individual Hyad names are not fully agreed upon) were called the Atlantides, Dodonides, or Nysiades, nursemaids and teachers to the infant Bacchus. The Hesperides (‘nymphs of the west’), apparently not counted in this, were only three, and dwelled in an orchard of Hera’s, from which Heracles fetched golden apples in his eleventh labor.
One day the great hunter Orion saw the Pleiads as they walked through the Boeotian countryside, and fancied them. He pursued them for seven years, until Zeus answered their prayers for delivery and transformed them into birds (doves or pigeons), placing them among the stars. Later on, when Orion was killed (many conflicting stories as to how), he was placed in the heavens behind the Pleiades, immortalizing the chase.


Photo: fusionanomaly.net

Lost Pleiad:
The ‘lost Pleiad’ legend came about to explain why only six are easily visible to the unaided eye. This sister is variously said to be Electra, who veiled her face at the burning of Troy, appearing to mortals afterwards only as a comet; or Merope, who was shamed for marrying a mortal; or Celæno, who was struck by a thunderbolt.

The bulk of the mythological information detailed here comes from: naic.edu/~gibson/pleiades/

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Question de coeur

Saturday, 11 February 2006 | 19:17

Un seul coeur? Impossible
Si c’est par lui qu’on souffre et que l’on est heureux.
On dit: coeur douloureux,
Coeur torturé, coeur en lambeaux -
Puis: joyeux et léger comme un oiseau des Iles,
Un coeur si grand, si lourd, si gros
Qu’il n’y a plus de place
Pour rien d’autre que lui dans notre corps humain.
Puis évadé, baigné d’une grâce divine?
Un coeur si plein
De tout le sang du monde et ne gardant la trace
Que d’une cicatrice fine qui s’efface?
Impossible! Il me faut plusieurs coeurs.
Le même ne peut pas oublier dans la joie
Tout ce qu’il a connu de détresse une fois
- Une fois ou plusieurs, chaque fois pour toujours -
Mon coeur se souviendrait qu’il fut un coeur trop lourd
Et ne serait jamais un coeur neuf, sans patrie,
Sans bagage à porter de vie en vie.

Sabine Sicaud, Le chemin de crève-coeur

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Chemin

Saturday, 11 February 2006 | 19:05

Chemins qui ne mènent nulle part
entre deux prés,
que l’on dirait avec art
de leur but détournés,

chemins qui souvent n’ont
devant eux rien d’autre en face
que le pur espace
et la saison.

Rainer Maria Rilke, Chemins qui ne mènent nulle part
—–

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Get together…

Saturday, 11 February 2006 | 3:14


We are but a moment’s sunlight
Fading in the grass…


The Youngbloods


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Souvenir d’un rêve

Thursday, 9 February 2006 | 17:56

Il est 10h56. Le ciel est tout nuageux; la terre est couvert de la neige ancienne; les couleurs de la nature sont blanc, gris, et brun. Doesn’t sound very optimistic, I’ll give you that. I woke up a short time ago feeling dizzy and somewhat discombobulated – I felt my reality slowly seeping into my consciousness, which was still saturated with my dreams.

J’ai rêvée qu’il y avait un meurtrier, qui essayait de tuer autant de personnes possible. Son arme: le posion, qu’il distribuait dans l’air. His method: small devices set up in every room (I was in a large building – a hotel or conference centre) that continuously emitted a fine mist of the poison. The devices looked like very small bird’s nests – neat, circular stacks of smooth brown twigs and olive green moss. Ces petits “nids” étaient partout dans l’immeuble. J’étais la seule personne qui a découvert le but vrai de ces appareils. I tried to warn people; much of my family was in this building, and as I ran through the halls, calling out for people to leave, the building changed, and became my grandparents’ house. Mes parents étaient là, et mes grand-parents, et quelques tantes et oncles… Et les étrangers. Mais les étrangers apparaissaient seulement dans l’immeuble étrange; quand je parlais à ma famille, on étaient dans la maison de mes grand-parents. Tout le monde m’écoutaient – au moins au début. The look of panic crossed their faces, and when I barked, “get only a very few precious things together, we only have a few minutes!” they reacted appropriately. You see, there was a time when all of the devices were to go off, filling the air with poison. But I knew that some of the devices had secretly begun secreting the poison early; I was already feeling a little woozy. Après quelques minutes, il y avait des gens qui couraient partout; ils quittaient l’immeuble, ils étaient dans les rues, ils respiraient l’air fraîche. Mais ma famille étaient toujours dedans la maison. I tried to usher them to safety; I pleaded with them, I pointed at all the people who had already left, I tried to actually walk them to the door. But they all had excuses. Mon père a retourné à son fauteuil; ma grand-mère cherchait quelque chose dans son garde-robe; ma mère et mon grand-père et mon oncle et tantes étaient nulle part. I repeatedly asked where they were; all I heard was that they had gone to find other people to save, and wanted me to leave, to save myself. But I somehow knew that there were no other people in the building – only my family and I. I also knew that I had been exposed to the poison for hours already, that it was too late for me – but there was no way to tell them that, there was no way to reach them. Il y avait un étalage dans l’immeuble; je me suis installée devant ce fenêtre, et j’ai regardée toutes les autres personnes, ceux qui étaient dehors, ces gens qui se sont sauvées. Je pouvais voir ma reflet dans la vitrine; je portais sur mon visage un air d’inquiétude profond. A woman holding hands with her two young daughters passed by the window. She saw the look of worry on my face, and I heard her say, “what is she so concerned about?” At that moment, the woman collapsed. I noticed all around, the adults were slowly falling to the ground; their children, dumbfounded, stood next to them, unable to help, unable to do anything. Suddenly I realised what had happened, the irony of the woman’s words; the children were all alive because their parents had sent them out to safety, while the adults continued to pack up their things inside the poisoned building. Without realising it, the adults had sent the children out to become orphans. À ce moment, je me suis rendu compte que j’étais dans à peu près la même situation, bien que je suis une adulte. Mais j’avais essayée de faire l’inverse – éjecter mes parents, ma famille, mes ainés de cette immeuble, afin d’essayer de les sauver. Mais puisqu’ils étaient nulle part, je me suis rendu compte que nous mourrions tous – il n’y aurait aucun sauveur, aucun sauvé. I felt a profound feeling of sadness, helplessness, and futility. And then I was gone. Posthumously, I saw newspapers and television programs that declared that I had known the secret about the poison and tried to tell that secret, but that no one had listened to me. Pourquoi personne ne m’a écoutée?

Now awake, I have slowly come to feel like myself again. I can see all sorts of messages to analyse in that dream! Mais pour l’instant, j’ai juste envie d’un peu de paix interne, un peu de douceur, un peu d’enjouement, un peu d’insouciance. Et de la neige fraîche.

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L’amour

Wednesday, 8 February 2006 | 17:48

tu connais par coeur
la grammaire de mon corps
et son dictionnaire

Lisa Carducci

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Curiosity killed the cat, you know…

La cynique est... Végétarienne. Activist. Socialiste. Perfectionistic. Stubborn. Attentive. Curvy. Quiet. Rebelle. Feminine. Sensible. Opinionated. Généralement anxieuse. A closeted idealist.

Cet espace est... Un lieu bilingue, libre et ouvert, without censorship (unless you're an evil spammer, in which case I will happily drive a stake through your heart and proudly display your head on a pike), plein de poésie et de beauté (espérons). Now put on your reading glasses and get busy.

The hills are alive

 

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