Beautiful Cynicism III

Someday, emerging at last from the violent insight
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Well-deserved accolades

Monday, 29 January 2007 | 11:44

joni.jpg
Photo: cbc.ca

I remember that time you told me, you said
Love is touching souls
Well, surely you touched mine
‘Cause part of you pours out of me
In these lines from time to time…

(Joni Mitchell last night, at the annual Canadian Songwriters’ Hall of Fame ceremony. She, along with Wilf Carter, Jean-Pierre Ferland, and Raymond B. Egan, were inducted, as were the songs Spinning Wheel, How About You, and You Were On My Mind.)

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Jean-Philippe Charbonnier

Saturday, 27 January 2007 | 21:59

psychiatric.jpg
Photo: luminous-lint.com

“La photographie est le plus court chemin d’un homme à un autre”

En 1954, Charbonnier a photographié des hôpitaux psychiatriques français. Quelques images ont été publiés dans la revue Réalités – celui avec deux chats sur le couverture! – en 1955; d’autres, considérés trop provoquant, n’ont pas été dévoilés au public jusqu’en 2006, dans le livret Jean-Philippe Charbonnier: HP hôpitaux psychiatriques. Regardez toutes les photos, y compris les pages originales du revue, chez Luminous Lint.

(via BoingBoing)

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Those were the days, my friend

Saturday, 27 January 2007 | 21:09

kclass.jpg

“You aren’t allowed to play with us – you’re just a French fry!”
“Well I didn’t want to play with an English muffin anyway!”

Out of the mouths of babes… Those were the wittiest barbs we could come up with, at age 5 and 6. Oui, même à cette âge, c’était anglophone contre francophone…
Dans la photo on voit la classe maternelle de la Cynique. (Elle est à la gauche, dans le milieu – celle qui mange un hot-dog… Miam miam! Ah, the culinary exploits of five year-olds…) L’année était 1985, la première année que la Cynique faisait partie de la programme d’immersion française à l’école. Bien que c’est peut-être incroyable grâce à mes fautes de grammaire nombreuses, la plupart de mon éducation était en français. Et ce n’était pas facile pour moi et mes camarades de classe – à chaque étape, nous avons rencontré de la résistance et de la jalousie – des étudiants en la programme “normale” (c’est-à-dire: anglais) qui nous accusaient, “Vous pensez que vous êtes tellement doués”, ou, “Nous sommes aussi intelligents que vous”, et de leurs parents qui murmuraient “Vous pensez que vous êtes si spéciales, n’est-ce pas?” At the time it felt like unjustified hostility; in retrospect I see some of what they meant.

We were considered a special group. At that time, French Immersion was still a relatively new program. We went on more field trips, had more guest speakers, and were the only ones who sang the national anthem in two languages in school assemblies. :) While the other kids switched classmates every year, we moved through the grades as a block. Every year, day in and day out, we saw the same faces; as a result, over the years we became a tightly-knit group, more akin to siblings than classmates. It was an intimate relationship, a kind of forced bond, and it successfully kept others at bay – including many teachers. Which is not to say we were all friends, or even all got along well; we just knew each other deeply and completely. By high school, only a few of our courses were still in the French language; most classes were then in English, so the few hours a week we got to reunite was a good time. Also, by that time, we wore our French education like a badge of honour – no longer ashamed of being “different”, we relished in the fact that we could speak “in code” in front of our unilingual English friends, and French class became an opportunity of catching up with old friends, and laughing, and sharing stories. When we walked into French class, personal shyness or solitude took a backseat: we were without exception a bunch of raucous teenagers.

By that time, the jealousy of other students and parents, the disdain of some teachers (such as my first English-language math teacher who berated the immersion students, in front of our entire class, for being involved in such a “stupid” program, and who predicted that we would find no success in life after having wasted our education on some foreign language), and our own scepticism no longer fazed us – at least not often. Memories of being called a frog – or a French fry – faded. Des autres souvenirs – le voyage au Québec, les festivals du Carnaval, les concerts, les drames francophones, l’enseignante qui nous a laissé préparer un repas français par semaine – ont devenus plus clairs, plus importants. Ce sont ces aspects de nos années ensemble dont on se souvient – pas les leçons de grammaire et les dictées. Et si j’ai toujours du mal à conjuguer certains verbes, ou de me souvenir quels noms sont féminins et quels sont masculins, il y a une chose que l’immersion française m’a fournie: la compréhension de la langue. Parler, écrire en français – si on est anglophone, on a besoin de les pratiquer pour préserver ses connaissances. Mais lire et écouter? Je peux lire les romans français, écouter les chansons françaises, regarder les films français pratiquement sans problèmes. Grâce à la programme, la compréhension m’est assez naturelle.

Soon it will be February, the time of the winter Carnaval. We celebrated it every year in school with a special assembly and “field day” open only to the French Immersion students, starring a big Bonhomme Carnaval, while we sang songs and played wooden spoons and ate maple syrup dripped on snow. Ma ville a sa propre version qui s’applle le Festival du Voyageur. Avec les sculptures de neige et de glace, les ceintures flêchés, et beaucoup de musique, c’est l’heure de fêter l’hiver et la culture franco-canadienne, et de combattre le froid par se rassembler en chantant et en dansant. La fête est ouvert à tous, mais je suis fière que je puisse le célébrer en sa langue maternelle – sans traduction. ;)

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Effets de neige et de givre

Friday, 26 January 2007 | 21:32

icestorm1.JPG
Photo: extremeinstability.com

Voici un poème d’Albert Lozeau, un canadien qui aimait décrire en ses poèmes la beauté de la nature et des saisons.

I

LES arbres ont l’aspect deblancs marbres qui poussent
Au bord des blancs trottoirs et des toits blancs qui
Il neige ! Tout se vêt de divine blancheur. moussent;
Pour couvrir le sol noir du vieux monde pécheur,
On dirait que la nue au vent se désagrège
Et tombe par milliers de flocons purs. Il neige!
Les champs, sur qui tout un long jour il a neigé,
Semblent lointainement des lacs de lait figé.
Dans les chemins ouatés où l’air froid souffle, il tinte
Une argentine voix de grelot, vite éteinte.
Et les petits enfants s’exclament, réjouis
Par le poudroiement clair du ciel de mon pays.

II

Un grain de neige fond en larme sur ma vitre.
Je referme mon livre au milieu d’un chapitre,
Pour regarder tomber la neige du ciel blanc,
Et la suivre en son vol tourbillonnant et lent.
Elle est molle, elle est vive, elle est fantasque et folle;
Elle plane, elle flotte, elle vogue, elle vole;
Elle est frivole et grave; elle a, comme un rimeur
Sensible, de soudains revirements d’humeur,
Selon qu’un petit vent nonchalant se révèle
Ou qu’un souffle nouveau soudain la renouvelle!
Mais tout cela finit, pour elle comme lui,
Par de longs pleurs coulés et par de l’eau qui fuit…

III

Ma vitre, ce matin, est tout en feuilles blanches,
En fleurs de givre, en fruits de frimas fins, en branches
D’argent, sur qui des frissons blancs se sont glacés.
Des arbres de vermeil l’un a l’autre enlacés,
Immobiles, ont l’air d’attendre qu’un vent passe
Tranquille, mol et blanc. Calme petit espace
Où tout a le repos profond de l’eau qui dort,
Parce que tout cela gît insensible et mort.
Vision qui fondra dès la première flamme,
Comme le rêve pur des jeunes ans de l’âme;
Espoirs, illusions qu’on regrette tout bas:
Sur la vitre du coeur, frêles fleurs de frimas…

IV

Par ces longs soirs d’hiver où, fatigués des livres,
Les yeux suivent l’effet sur la vitre des givres
Dessinant d’un pinceau lent et mystérieux,
Sous l’inspiration des grands vents furieux,
Des jardins, des forêts blanches et toujours calmes,
De fantastiques fleurs et de bizarres palmes, -
Ces soirs-là, comparant l’ombre qui rôde en lui
A la blanche splendeur des choses de la nuit,
Le poète isolé du monde, dans sa chambre,
Rêve a la grande paix des tombes de décembre
Et du linceul d’hermine amoncelé sans bruit
Qui, sous le ciel empli de clair de lune, luit…

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Recent Songs

Friday, 26 January 2007 | 0:15

frozen-swans.jpg

Now the Swan it floated on the English river
Ah the Rose of High Romance it opened wide
A sun tanned woman yearned me through the summer
and the judges watched us from the other side
I told my mother “Mother I must leave you
preserve my room but do not shed a tear
Should rumour of a shabby ending reach you
it was half my fault and half the atmosphere”

But the Rose I sickened with a scarlet fever
and the Swan I tempted with a sense of shame
She said at last I was her finest lover
and if she withered I would be to blame

The judges said you missed it by a fraction
rise up and brace your troops for the attack
Ah the dreamers ride against the men of action
Oh see the men of action falling back

But I lingered on her thighs a fatal moment
I kissed her lips as though I thirsted still
My falsity had stung me like a hornet
The poison sank and it paralysed my will

I could not move to warn all the younger soldiers
that they had been deserted from above
So on battlefields from here to Barcelona
I’m listed with the enemies of love

And long ago she said “I must be leaving,
Ah but keep my body here to lie upon
You can move it up and down and when I’m sleeping
Run some wire through that Rose and wind the Swan”

So daily I renew my idle duty
I touch her here and there — I know my place
I kiss her open mouth and I praise her beauty
and people call me traitor to my face

Leonard Cohen, The Traitor

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Controverse culturelle

Tuesday, 23 January 2007 | 15:07

quebeccanadaflag.jpg
Photo: uwm.edu

Voici une sujet assez polémique.

André Boisclair, du Parti Québécois, est le chef d’un parti politique qui a pour son but le rupture du Canada. Sa visite en France devrait être largement inaperçu, comme est l’habitude des visites des leaders Québécois. Mais non, tout le monde en parle de sa visite, grâce à candidate présidentielle Française Ségolène Royal. Elle a donné une importance et une légitimité à la cause de la séparation du Québec, à un moment où la popularité de cet avis est en retrait.

Parce que ceci est mon blog, je peux exprimer mon avis, même si je peux reconnaître que c’est un avis qui démontre ma partialité et qui est influencé par mes origines anglophones. Je crois que le Québec et le Canada sont plus forts ensemble. Je ne suis pas d’accord avec les propos de ceux qui disent que le Québec devrait se séparer du Canada simplement parce qu’il y a là une culture distincte. C’est vrai que le Québec est une région unique au Canada – mais c’est également vrai qu’on trouve des cultures différentes et spéciales dans les autres région du pays. Et je ne suis pas d’accord qu’on doit séparer ce qui est “différent”. Le Canada est un grand pays, une amalgame des régions, des langues et des cultures différents. C’est ça qui nous distingue des autres pays, c’est la raison principale que nous sommes un succès (si je peux employer cet adjective ici). Imaginez si on séparait tout les éléments distincts, si on créait des frontières basés sur les religions, les éthnicités, les langues… Ce ne serait pas seulement le Québec qui serait indépendant, ce serait chaque province, chaque région. Il n’y aurait plus de Canada.

L’idée de l’indépendance Québécois n’est pas nouveau; sans doute, il existe depuis que les anglais on conquit les français an Amérique du Nord en le 18e siècle. Le Canada était crée en 1867; le premier référendum Québécois était en 1980. A ce temps, 40.44% Québécois ont voté pour l’indépendance. Le second était en 1995: 49.42% ont voté pour l’indépendance. Cette dernière fois, le pays était très près d’une rupture définitive. Les résultats semblent clair, mais ce n’était pas si simple; les deux questions posés à le peuple Québécois étaient intentionellement vague, et faisaient allusion à une “association” avec le Canada où le Québec continuerait d’utiliser l’argent Canadien, etc. – une proposition pas discuter avec le gouvernement canadien. Donc, en 1998, le gouvernement canadien a crée une loi, le Clarity Act, qui a précisé les conditions auxquelles le Québec devrait observer dans les référendums prochains. Les débats ont devenus féroce, intense, et parfois très injurieux. C’était un moment difficile dans mon pays, dont je me souviens très bien. C’était anglophone contre francophone, et ce n’était pas un temps dont on peut être fier.

Maintenant, douze ans après le dernier référendum, la souveraineté est une question de peu d’importance à les Québécois. C’est-à-dire, jusqu’à ce que Mme. Royal l’a renvoyé aux titres des journaux hier.

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Golden slumbers

Monday, 22 January 2007 | 21:51

sleeping-couple.jpg
Photo: ivan-art.com

Dormir à deux rend la nuit moins opaque.

Malcolm de Chazal

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La franchise

Sunday, 21 January 2007 | 8:03

winter-morning.jpg

N’abrégez pas le matin en vous levant tard; regardez-le comme une quintessence de la vie. (Arthur Schopenhauer)

Sur ce dimanche, quand il me semble que toute ma fatigue de la semaine passé s’est rassemblé pour me détuire; quand tout est silencieux, quand il n’y a le moindre bruit; quand je n’ai pas froid ni chaud; quand les conditions sont parfait pour le sommeil – je me suis éveillée tôt. Le sommeil m’a quitté et m’a laissé inassouvie, comme un amant inattentif. Je ne désire que dormir, mais c’est vrai que le matin est beau, surtout un matin d’hiver.

Hier soir était la grande fête de ma mère, pour célébrer le Noël ukrainien, qu’elle présente chaque janvier. Nous avons disputé juste avant l’arrivée des invités; une dispute assez turbulente, ce qui n’est pas normale entre nous. La situation calmé par ma tante (qui, il faut noter, a “pris mon côté”), ma mère m’a embrassé et s’est excusé. L’embrassade, oui, le sourire, oui, mais… Je me sens mal jusqu’à maintenant, car je ne me suis pas excusé auprès d’elle. C’est vrai que j’étais très blessée, mais qu’importe… C’est également vrai que tout était bien entre nous pour la reste de la soirée. Bah. Je suis destinée à une vie où je me doute toujours, et où je me sens mal presque tout le temps, pour des injustices imaginées. Vous voyez, mon amour-propre n’est pas d’une bonne santé ces derniers temps… Mon âme se sent molle.

Mais tant pis, la vie continue. Il y a toujours la neige, le soleil, les nuages, la brume; la musique, le rire, le sourire; l’amour, le désir, le confort. Et, les bains chauds – un petit plaisir dans lequel je me livrerai en un instant, en attendant le lever du soleil.

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For years and years I roamed

Thursday, 18 January 2007 | 22:22

winter-landscape.jpg

Presque tout ce qui est grave est difficile; et tout est grave. (Rainer Maria Rilke)

C’est une semaine exceptionellement chargée. Je ne rentre chez moi qu’à 20h-23h toutes les soirs. Je ne me sens plus capable d’écrire quoi que ce soit; il y a une grande fatigue et une manque d’énergie en moi. I need to write a rather strongly-worded letter to my HR department, for example, a proper, formal complaint – something I usually excel at (not that I complain often…). Today I scrapped several attempts before finally giving up: the words just won’t come. It’s been the same with emails – I’ve been meaning to write to several people, but I invariably end up staring at a blank screen. Normally a blank screen excites me, incites my imagination; it signifies openness, and freedom, and infinite possibility. Today I cower before its brightness, wishing it would just go away.

Similarly, I must confess, I’m sick of thinking of the now-aborted trip to France in March. I mean no offence at all to anyone, but now that I’ve made my decision (regretfully) not to go, I just want to move past it and get on with my days. I lingered too long on this, and need to refocus my efforts to what I truly need to do (and what is holding me back from taking this trip in the first place): getting my affairs in order. J’ai besoin de concentrer sur moi et ma vie, mes finances, mon boulot, mes efforts pour trouver encore plus de travail. Je n’aime pas être fauchée; je n’aime pas travailler pendant seulement 6 ou 7 mois par an. Je veux retrouver mon indépendance. Je veux être capable de vivre bien, sans de souffrance – devrai-je utiliser ma paie trop basse pour acheter de la nourriture pour deux semaines, ou pour acheter mes médicaments, par exemple? I want to no longer live hand to mouth, paycheque to paycheque. J’aimerai tellement aller en France, vous le savez. Mais à ce moment ce n’est pas possible pour moi, et donc j’ai besoin de penser à autre chose. Je m’excuse si cela paraît sévère.

D’habitude, je n’aime pas le mois de janvier – ni février, ou mars. Ils sont des mois ennuyeux, morne, gris. Mais ce janvier est différent – peut-être c’est le froid, la neige, la givre… Il est beau, très beau. Il neigeait ce matin quand je me suis levé. Il y avait un vent léger mais froid, et beaucoup de flocons partout. Tout le paysage semblait briller avec sa couverture blanche. C’était un début agréable à la journée, même si malheureusement la reste de la journée m’a laissé énervée. (Notez bien: ne faites jamais confiance en votre département de ressources humaines. Les gens là-dans ne sont pas tes amis.) All week I’ve been fighting a battle with our payroll department – although they likely don’t realise it’s a battle. (They will when I finally find my words and send them that letter…) Sometimes it feels like I’m always in a battle. It would be nice to lay down my arms once in awhile.

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La neige

Thursday, 18 January 2007 | 8:17

winter.jpg

La neige nous met en rêve
sur de vastes plaines,
sans traces ni couleur

Veille mon coeur,
la neige nous met en selle
sur des coursiers d’écume

Sonne l’enfance couronnée,
la neige nous sacre en haute-mer,
plein songe,
toutes voiles dehors

La neige nous met en magie,
blancheur étale,
plumes gonflées
où perce l’oeil rouge de cet oiseau.

Mon coeur;
trait de feu sous des palmes de gel
file le sang qui s’émerveille.

Anne Hébert

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Both sides now

Wednesday, 17 January 2007 | 12:25

ange.jpg

Les anges ont eux aussi leurs diables, et les diables leurs anges.

Stanislaw Jerzy Lec

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The Dark Crystal (1982)

Monday, 15 January 2007 | 23:50

gelflings.jpg
Photo: ffmedia.ign.com

-Wings? I don’t have wings!
-Of course not. You’re a boy.

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Persévérance d’hiver

Sunday, 14 January 2007 | 12:17

window-ice.jpg

Plus émouvants encore
à la lumière des lanternes
les prières des nuits froides.
(Yosa Buson)

Il fait froid ces derniers jours. -49 degrés Celsius le matin, ouf, c’est une problème… Tout – absolumment tout – est recouvert de givre, ou de la glace, ou de la neige. Le ciel est un bleu clair, un bleu pur, un bleu solide dont le seul interruption est la manifestation sporadique des oiseaux qui volent, essayants frénétiquement de quitter ce climat inhospitalier. Cette manque de nuages crée une situation aveuglante dehors: le reflet du soleil sur la glace et la neige peut être insupportable aux yeux faibles d’hiver. Ce qui fait que beaucoup de gens portent des lunettes à soleil – ce qui leur donne un air d’espion ou d’agent provocateur: lunettes noir, foulard noir, gants noir, grande manteau noir… Nous sommes un pays d’agents secret errants, perdus sur les chemins gelés.

En marchant à mon arrêt d’autobus l’autre jour, j’ai pensée à tous les pays européens qui veulent interdire (ou qui ont déjà interdit) la voile. L’argument principale pour Tony Blair c’est qu’avec la voile, le visage est masqué: on ne sait pas qui est sous le tissu, et cet anonymité est dangereux. Quand je vois mes concitoyens et concitoyennes dans la rue, les mots de Mr. Blair me font sourire. Évidemment les anglais n’ont jamais vu les rues Canadiennes pendant l’hiver! Chacun est couvert des couches d’étoffe, caché de la tête jusqu’au pieds, sauf pour les yeux. Qui sait les pensées subversives qui tournent dans les têtes Canadiens? Peut-être nous sommes tous des terroristes…

Mais pour l’instant je ne suis qu’une jeune femme, toujours en pyjamas à 12h10, attendant le réveil de son amoureux. Le froid me fait signe de l’autre côté de la fenêtre, mais je reste renfermé dans ma petite bulle chaude et confortable. Il faut persévérer.

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Cynisme ou réalité?

Friday, 12 January 2007 | 18:47

watteau.jpg
Photo: nndb.com

The world is a vile, wretched place, that truly holds no charm.

Antoine Watteau

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Groan…

Friday, 12 January 2007 | 11:57

Yes, it’s my lunch break, and I should be eating. Instead, I sit huddled at the computer, my feet nearly pressed up against the little electric heater, trying to preserve what little body heat I have left. Winnipeg is in the midst of a terrible cold snap, and I’ve been reading old emails in an attempt to distract myself from the numbness in my extremities. A few puns for the road (the last one is my favourite):

A will is a dead giveaway.
A backward poet writes inverse.
If you don’t pay your exorcist you can get repossessed.
Show me a piano falling down a mine shaft and I’ll show you A-flat miner.
When a clock is hungry it goes back four seconds.
The guy who fell onto an upholstery machine was fully recovered.
Local Area Network in Australia: The LAN down under.
He broke into song because he couldn’t find the key.
A plateau is a high form of flattery.
Those who get too big for their britches will be exposed in the end.
If you jump off a Paris bridge, you are in Seine.
Bakers trade bread recipes on a knead to know basis.
Santa’s helpers are subordinate clauses.

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Curiosity killed the cat, you know…

La cynique est... Végétarienne. Activist. Socialiste. Perfectionistic. Stubborn. Attentive. Curvy. Quiet. Rebelle. Feminine. Sensible. Opinionated. Généralement anxieuse. A closeted optimist.

Cet espace est... Un lieu bilingue, libre et ouvert, without censorship (unless you're an evil spammer, in which case I will happily drive a stake through your heart and proudly display your head on a pike), plein de poésie et de beauté (espérons). Now put on your reading glasses and get busy.

The hills are alive

 

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