The Body Politic
Friday, 31 August 2007 | 11:45
Photo: corusnouvelles.com
Dans le gouvernement comme dans le corps humain, les maladies les plus graves viennent de la tête.
Pline le Jeune

Photo: corusnouvelles.com
Dans le gouvernement comme dans le corps humain, les maladies les plus graves viennent de la tête.
Pline le Jeune

Il faut fréquenter les bibliothèques, certes; il convient, assurément, de se faire savant. Étudiez, travaillez, il en restera toujours quelque chose. Et après? Pour qu’il existe un après, je veux dire quelque avenir qui dépasse la copie, sortez de la bibliothèque pour courir au grand air; si vous demeurez dedans, vous n’écrirez jamais que des livres faits de livres. Ce savoir, excellent, concourt à l’instruction, mais celle-ci a pour but autre chose qu’elle-même. Dehors, vous courrez une autre chance.
Michel Serres

Photo: ezthemes.com
I am a little black rain cloud,
Hovering under the honey tree.
Only a little black rain cloud,
Pay no attention to little me…

Photo: images.jupiterimages.com
Sorrow can be alleviated by good sleep, a bath, and a glass of wine.
St. Thomas d’Aquinas

Photo: flickr.com (AmberBamberboo)
Faire pipi dehors est une des joies de la vie à la campagne, un vrai moment de poésie.
Stephen King
Photo: channel4.com
Aux États-Unis, les américains ont le droit à les résultats des examens médicaux du président; on dit que c’est important que le public soit informé sur l’état de la santé de leur leader. Et pourquoi pas? Donc, vu que je suis au moins aussi important que cette espèce d’idiot dans la maison blanche, dans le même esprit je partage avec vous, mes lecteurs (si nombreux pendant cette saison des vacances
), mes petites plaintes corporels.
Ça fait une semaine que j’ai des maux de têtes presque quotidiens. Mais pourquoi? Oui, j’ai un rhume, et je travaille beaucoup, et le temps n’était pas terrible ces derniers jours, et je ne dors pas assez; mais ce n’est pas si mal. Il n’y a pas de grand angoisse en moi (pour changer), je ne suis pas d’une mauvaise humeur (aussi incroyable que cela puisse paraître, pour une cynique), je suis contente avec la vie (franchement, je suis l’ambassadeur du bonheur). Bref… peut-être ma visite récente chez monsieur le docteur va m’éclairer sur ce sujet. (D’ailleurs, il m’a proposé une programme très bien: il m’a dit de prendre quelques jours de congé, de m’y rendre à Las Vegas où il fait chaud, et de boire beaucoup de whisky. Il m’a l’air bien reseigné.) Dans l’intervalle, écoutons Baudelaire: “Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille!”
Sinon, je peux vous donner un scoop véritable: c’est officiel; la taille de la Cynique, vérifié par le docteur susmentionné, est une étonnante 156 cm! Voilà, on ne pourrait plus dire que la Cynique n’est pas d’une forme sculptural…

Photo: seattlepi.newsource.com
Une petite pensée pour tous les animaux blessés. Qu’ils se rétablissent vite, et retournent à la poursuite de leur proie.

Photo: eprentice.sdsu.edu
La légende d’Hamlet ne mourra jamais, mais certains soirs des metteurs en scène la blessent gravement.
José Artur
Such style, such grace! Never loses his cool when under pressure…

“La vie de tous les jours ne m’intéresse pas. Je recherche seulement les grands moments. Je suis d’accord avec les surréalistes en quête du merveilleux.”

Photo: saengeramusements.com
Pris de la vertige, avec un mal de tête assez sévère, je n’étais pas en bonne forme hier soir. Je ne trouvais pas du sommeil, malgré ma fatigue, donc je me suis dit qu’un peu de tranquilité me ferait du bien. Je me suis installé sur le divan, sous une couverture de laine, et avec les yeux à moitié fermés, j’ai regardé un récital de piano sur la tv. Cela faisait partie d’une série sur la chaîne TV5 le dimanche où, ces dernières semaines, a été diffusé le Concours Reine Elisabeth Piano 2007. Chaque émission présente un des six premiers lauréats; celle d’hier a été consacré à Hyo-Sun Lim.
Bien que j’étais fatiguée, j’étais fasciné par sa performance; son style m’épatait. Her playing was technically flawless, of course. Each note was very deliberate, exact, crisp. And her sound was clear, almost pure. But her body language spoke almost as loudly as her playing: her body rose and fell along with the music; her face played host to an ever-changing slideshow of expressions; at times it seemed as though, rather than playing with her hands, she instead drew the sound out of the piano with her eyes. It was as though the music had enmeshed itself into every fibre of her being.
Unfortunately, due to unforeseen circumstances (namely, someone coming in and changing the channel in the middle of the program
), I only managed to see the first part of the show; the last I saw was her passionate performance of Beethoven’s Piano Sonata in C Major, Op. 2/3. (For what it’s worth, it was quite relaxing up until the interrpution…!)

A most delicious way to kill those pesky germs (and put some wind in your sails). One of my favourite “medications” when I have a head cold (notice the bottle is approaching empty…).

Photo: ekanji.com
Quand on aime quelqu’un, on a toujours quelque chose à lui dire ou à lui écrire, jusqu’à la fin des temps.
Christian Bobin
Your eyes do not deceive you: the above is a wave pool (apparently filled with more bodies than water). Talk about a sea of humanity… Only in Japan!

Photo: designarchives.aiga.org
L’histoire s’ouvre dans la campagne, dans un pays indéterminé, pendant une guerre. Un père, sachant que trois soldats viennent lui chercher, arme son jeune fils avec un fusil, et cache sa jeune fille dans un trou sous la cuisine de la maison. A travers la trappe, bien caché sous des paniers de fruits sur le plancher, Nina entend les accusations des soldats, les tirs de leurs mitrailleuses, les cris de son père. Elle entend la voix timide de son petit frère, qui est venu pour défendre son père. Elle est témoin silencieuse de la meutre de sa famille.
Avec sa prose lyrique et simple, Alessandro Baricco évoque une violence presque insupportable dans cette première partie du roman. Les instincts les plus basses des hommes sont révélés, en contrastant avec l’innocence et la pureté des enfants; il en ressort une juxtaposition forte (quoique répandu dans la littérature). Dans la deuxième partie du livre, on retrouve Nina comme vieille femme; elle raconte l’histoire de sa vie à un des soldats qui était présent dans sa maison cette journée fatale de son enfance. Le soldat, qui n’était qu’un adolescent lui-même quand il a tiré sur le père de Nina, a sa propre histoire à raconter. On découvre deux vies liées inextricablement par la violence, la peur, et la culpabilité. La vengeance finale de Nina, entièrement compréhensible et provenant de son désir pour l’ordre, termine cette courte histoire émouvante.
Chaque roman d’Alessandro Baricco explore des thèmes très différentes, mais tous partagent l’idée d’un retour aux rêves et à l’espoir de l’enfance, toujours présenté dans une façon pragmatique, mais poétique. Il peut évoquer en très peu de mots ce que d’autres écrivains ne savent faire en des centaines de pages. Je conseil chacun de lui découvrir.