Fête de l’amour
Saturday, 18 October 2008 | 12:52“Moi je suis pour plus plus, pas moins moins.”
(Bien dit, Monsieur le Président.)
Pendant que José Manuel Barroso a l’air un peu consterné par les mots du président français, regardez Stephen Harper. Vous voyez ce regard presque amoureux, plein d’admiration, de fidélité… On dirait un petit garçon qui regarde son frère ainé avec un mélange de respect et de jalousie. Mais pourquoi toute cette fraternité entre ces deux hommes? Une crise économique mondiale, la guerre en Afghanistan, les élections présidentielles américaines… Le monde est en désarroi. Mais la grande nouvelle du jour, c’était que Nicolas Sarkozy a tutoyer Stephen Harper, et l’a appelé par son prénom. Puis, franchement, comment ne pas être bouleversé quand on entend de telles mots:
“Tout le Canada verra en toute la France un ami, un partenaire, un allié, sur cette terre d’Amérique du Nord où vous avez su tellement bien faire la mélange de ce qu’il y a de mieux aux États-Unis, de ce qu’il y a de mieux en Europe, pour en faire quelque chose de très original, qui s’appelle le Canada, un facteur de stabilité et de paix dans le monde.”
(Pourtant voilà, essentiellement, la définition de l’identité canadienne: l’enfant naturel de l’Amérique et de l’Europe.)
Mais en fait, comme petit discours c’était pas mal. Qui aurait cru qu’un président français aurait su apprécier la supériorité des canadiens?








