Mon âme, mon coeur
Tuesday, 19 December 2006 | 23:42
Photo: cbc.ca
J’aime appuyer ma main sur le tronc d’un arbre devant lequel je passe, non pour m’assurer de l’existence de l’arbre – dont je ne doute pas – mais de la mienne. (Christian Bobin)
Après trois orages en dedans d’un mois, les forêts du sud de la Colombie-Brittanique, ma province natale, ont été dévastés. Les arbres, parmi les plus vieilles du monde, sont détruits. Les arbres qui ont symbolisé la beauté, qui ont donné la vie, qui ont protégé les animaux, qui ont intimidé tous ceux qui les ont vues; les arbres qui rayonnaient de la vie, les arbres qui ont surveillé le terrain pendant des siècles; les dieux naturels de la région.
La photo en haut est de Stanley Park, une espace de 400 hectares (plus grand que Central Park de New York) dans la ville de Vancouver. Il y avait environ 1,000,000 arbres; on dit qu’en une partie du parc, 9 arbres sur 10 ont tombés dans les vents forts de ces dernières semaines. Dans la photo, on ne voit que quelques arbres; avant les orages, on n’aurait pas pu voir des espaces entre les arbres. Je pleure pour ma province.
Entrer dans la nature et inspirer et expirer dans cette nature, et être effectivement et pour toujours chez soi uniquement dans cette nature, c’était cela, il le sentait, le bonheur suprême. Aller dans la forêt, dans la forêt profonde… se confier entièrement à la forêt, tout est là, dans cette pensée: n’être soi-même rien d’autre que la nature en personne. (Thomas Bernhard)








My heart is crying for your forest too
Merci; et le plus pire, c’est que les gens là-bas se préparent pour une quatrième orage, prévu pour ce weekend – quel cadeau de Noël!